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Adrienne Boland

. Posted in Guy TARADE

Article de Guy Tarade

 

 

DOSSIERS DE L’ETRANGE

 

DE L’AVENTURE D’ADRIENNE BOLAND AU VOYAGE COSMIQUE DU CHAMAN ALTAICO

 

Tout chercheur doit parfois être un hérétique, c’est à dire un apostat, qui au sens grec du terme  déserte volontairement les sentiers battus et mille fois foulés de la recherche limitée, pour aller plus loin dans la découverte et s’interroger sur des faits étranges, que Charles Fort nommait maudits.

Les deux aventures que nous allons relater maintenant sont peu connues, cependant chacun peut les vérifier et en tirer se propres conclusions.

 

Le cas d’Adrienne Boland va faire dresser les cheveux sur la tête des rationalistes les plus chauves, mais pour les consoler de notre outrecuidance, de notre hardiesse, nous leur offrirons un simple ticket de métro qui les conduira  au Musée de l’Homme, au Palais de Chaillot, place du Trocadéro. Là, dans une magnifique salle d’exposition consacrée au chamanisme, ils seront à même de méditer de longs instants sur l’aventure cosmique d’un chaman pas comme les autres.

 

ADRIENNE BOLAND ET LE CANAL  “ X  “ :  CONNEXION INTEMPORELLLE !

 

Adrienne Boland nous a quitté il a peu, pour rejoindre le “ Paradis des pilotes téméraires ”. C’est grâce aux conseils d’un médium que l’aviatrice réussit, en 1921, la traversée de la cordillère des Andes. Monde inconnu, la cordillère n’avait jamais été prospectée par les topographes et aucune carte n’existait alors de ces lieux terriblement inhospitaliers.

Tenter une telle aventure à bord d’un avion datant de la Première Guerre mondiale était une pure folie, pour ne pas dire un suicide. Les appareils de l’époque  ne dépassaient jamais un plafond de 6 000 à 7 000 mètres. Cinq aviateurs avant elle avaient trouvé la mort en voulant tenter cette traversée.

Tous les amis d’Adrienne s’efforçaient de la dissuader d’aller ainsi risquer sa vie dans une aventure sans lendemain. Elle condamna sa porte, voulant échapper pour quelques heures à ces excédantes recommandations.

Une visiteuse parvint cependant, on ne sait comment, à la joindre.

L’aviatrice avait en face d’elle une dame d’un âge respectable, paraissant très exaltée.

“- Je suis venue vous donner un ultime conseil, dit cette personne. Lorsque vous survolerez les abords de la cordillère des Andes, vous vous trouverez engagée face à

                                

 

une longue vallée. À un certain moment vous surplomberez un lac ayant la forme d’une huître. Là, si vous continuez la vallée qui va vers la droite, vous n’en reviendrez jamais; mais si vous virez à gauche, vous parviendrez devant un barrage de sommets paraissant infranchissables; dirigez-vous alors vers des cimes ayant la forme d’un dossier de chaise retourné; lorsque vous l’approcherez, vous découvrirez une brèche. N’hésitez pas : passer dans cette brèche; tout ira bien.

Adrienne Boland, qui était toute à son vol, congédia l’illuminée, mais resta quand même sous le coup d’une curieuse impression. À l’aube, le lendemain, elle s’envolait, laissant sur le terrain ses amis totalement persuadés de ne plus jamais la revoir.

Elle survola la longue vallée encaissée, que cinq ou six pilotes avant elle avaient déjà empruntée, lorsque tout à coup, elle sursauta. Sous son avion, le lac en forme d’huître brillait sous les rayons du soleil matinal. Très troublée, elle repensa à sa visiteuse de la veille. Sans hésiter, délaissant la vallée qu’elle comptait pourtant suivre, elle vira sur sa gauche vers le mur des hauts sommets qui semblaient lui barrer la route.

En s’approchant, elle découvrit une cime qui avait la forme d’un dossier de chaise retourné. Se dirigeant vers elle, l’aviatrice eut la surprise de voir la brèche indiquée par sa visiteuse. Elle s’y engagea et, se trouvant au-dessus des pentes descendantes du versant opposé , elle se laissa glisser jusqu’à Santiago du Chili.

La cordillère des Andes avait été vaincue par une Française !

 

De retour en Argentine, elle n’eut plus qu’une hâte: retrouver sa précieuse conseillère, car elle était troublée et intriguée par l’exactitude de ses renseignements, qui lui avaient valu la réussite. De qui son étrange visiteuse tenait-elle tant d’information exactes sur ces sommets inviolés et considérés comme totalement inconnus ?

La dame lui fit cette curieuse réponse:

- “ Personne, que je sache, ne connait la cordillère des Andes; mais je fais partie d’un groupe de médiums: nous nous sommes intéressés à votre voyage qui passionnait et inquiétait l’opinion. Lors d’une séance de spiritisme, une de nos amies, guidées par une entité, nous a ordonné de vous transmettre ces renseignements et c’est moi qui me suis portée volontaire pour vous joindre.

Peu de mois avant sa mort , survenue il y a quelques années, Adrienne Boland, femme solide et équilibrée, affirmait être toujours fort troublée par cette incroyable aventure.

L’aviatrice conquis des sommets réputés inviolables. Le Chaman Altaico visait, quand à lui beaucoup plus haut: la route des étoiles !

          

 

 

 

UN LONG VOYAGE COSMIQUE

 

Pour tous ceux qui aurait quelques doutes sur la très curieuse aventure survenue à Adrienne Boland , il nous semble bon de les inviter à visiter le Musée de l’Homme à Paris, à deux pas de la Tour Eiffel.

 

Dans la salle réservée au chamanisme, ils pourront longuement méditer sur le grand périple du chamane Altaico. Cette fois, ce n’est plus un haut sommet inviolé qui succombe à un message venu  d’Ailleurs, mais le cosmos lui-même !

 

Prêtre, thaumaturge, initié, tels sont les caractéristiques essentielles d’un chaman. En Sibérie, en Mandchourie, on les considère comme des hommes de Dieu, sinon du Diable. Les chamans enseignèrent aux Yakoutes que le ciel est un dôme fait de peaux tendues et cousues. Curieux de ce qui se passe sur la terre, l’Être Suprême des Tchouaves pratique de temps en temps, une ouverture dans la voûte céleste; à ces orifices  correspondent les traînées lumineuses des comètes; aussi pour qu’un voeu se réalise , il est nécessaire de le formuler pendant que le ciel s’entrouve. L’homme peut accéder aux régions éthérées, mais seuls les chamans sont censés y parvenir. C’est pour cette raison  qu’au centre de la tente où le chaman officie, une perche dépasse le haut du toit; en grimpant à cette perche, l’âme du prêtre s’échappe et gagne l’étoile polaire, porte des espace sidéraux.

 L’analogie nous offre la tentation d’assimiler  cette perche à une sorte d’antenne radio et de considérer les chamanes comme les dépositaires des plus vieux secrets  du monde.

Les Esquimaux ont un folklore riche en mystères; ils évoquent des tribus transportées dans le Grand Nord, il y a des milliers d’années, par des oiseaux métalliques géants.

 

Les chamans n’officient pas sous l’Arc de Triomphe de l’Étoile, mais leur histoire nous est offerte au  Musée de l’Homme  place du Trocadéro à Paris. Une visite s’impose, car elle nous apprend que ces curieux prêtres détenaient dans les temps anciens, une  cosmogonie très poussée . Leurs ancêtres se déplaçaient dans le cosmos aussi bien que nous tentons de le faire aujourd’hui ! Une halte au premier étage du musée nous permettra de prendre connaissance de la grande tribulations d’Altaico qui franchit les degrés et les mondes superposés pour porter le sacrifice au dieu supérieur Ulgan. Les croquis que nous reproduisons ici sont encore plus primitifs que les originaux, mais le commentaire s’établit de lui-même.

                                                                                                      

Le prêtre se rend en ( X ) où il prend un engin que l’on peut aisément confondre avec une fusée. Son voyage s’effectue avec une première escale en ( A ) très certainement la Lune. Puis la course cosmique reprend.

L’engin passe devant ( B ) Mars, puis  ( C )  Jupiter. ( Remarquons  que les proportions sont respectées.). La planète suivante devrait être Saturne logiquement, OR, C’EST BIEN ELLE  que nous reconnaissons avec son anneau ! Les proportions de l’original sont toujours exactes. C’est à Uranus que le chaman rencontrera son Dieu Suprême.

                       

 

 

 

 

Une conclusion s’impose, où le moine errant était un expert en astronomie, et dans ce cas nous pouvons le comparer à un astronome moderne, ou bien :  Il  a réellement fait ce voyage.

Toujours dans la même salle nous découvrons un tableau chamanique     dont la légende s’intitule  : “ Le ciel et le mondes inférieurs  “.

 Ce dessin de Tchouktch, d’après Bogora, fait également état de rapports avec d’autres planètes. Des lignes droites s’étirent de la Terre en direction de mondes inconnus.

 

EXTASES, HALLUCINATIONS OU CONNEXIONS INTEMPORELLES ?

 

 Tout comme les grands prophètes du judaïsme, les chamans sibériens visitaient les “ cieux” pour rendre un hommage à leur dieu et parler face à face avec lui.

Altaico l’initié, a-t-il véritablement visité Uranus ? Notre réponse doit être prudente et nous devons obligatoirement imaginer une autre hypothèse susceptible de nous dévoiler les secrets de son irritant dessin. On connaît le rôle joué dans le chamanisme et ses techniques d’extase : les moines errants de Sibérie et de Mandchourie utilisèrent très tôt les champignons hallucinogènes, ces véritables clés chimiques de l’inconscient. En Eurasie, l’amanite tue-mouche foisonne, il contient des alcaloïdes proches de la psilocine; ce sont probablement les chasseurs du paléolithique supérieur qui, les premiers, goûtèrent à ce fruit  défendu.

 

Notre cerveau peut être comparé à un ordinateur mal programmé, ne fonctionnant qu’au centième de ses possibilités. Sous l’action d’hallucinogènes, son métabolisme se transforme et la pensée brise les limites étroites du temps.

Altaico a-t-il rêvé son voyage cosmique vers Uranus ? Si oui, nous devons reconnaître que la cosmogonie qu’il a imaginée est aussi  diabolique  que sa cosmonautique avant l’heure !

 

VOYANCE OU ... ?

 

 Les hallucinogènes sont souvent des passeports pour la folie. Nombreux sont ceux qui ne reviennent pas de ces  voyages   dans un monde aux frontières mal définies, peuplées d’images plus qu’obsédantes. Tous ceux qui se sont penchés sur l’univers fermé des drogués aux hallucinogènes, ont parfois fait de curieuses constatations.

Un cas peu connu est celui de Jean-Claude D... Ce jeune homme d’une vingtaine d’années, soumis à l’action de psychodrogues, voyait à l’avance des grandes catastrophes frappant notre pays. Il était capable, après avoir absorbé du L.S.D. de pointer sur une carte de France, les lieux qui seraient affectés par des sinistres. Il décrivait avec précision la nature de l’accident : feu, eau ou explosion.

 

Pendant de longues années, pour une partie de la jeunesse mondiale, le rêve d’un langage universel, compris par tous, est devenu une réalité. Dès 1968, la nouvelle génération voulait communier en esprit dans une révolution psychique. Européens, Américains, Sud-Américains, Asiatiques et Africains firent ensemble le  VOYAGE.  Les mots hasch, gras, pot, herbe, joint, rentrèrent dans le vocabulaire international de notre quotidien.

La mode du L.S.D., qui avait pris l’aspect d’un culte, a perdu beaucoup de son importance . Ses adeptes ont été déçus, voire effrayés par ses effets.

L’acide lysergique plonge celui qui l’absorbe, pour un délai de six à huit heures, dans un état que les uns définissent comme le bonheur parfait et que d’autres décrivent comme un cauchemar peuplé d’entités monstrueuses.

Certains affirment avoir appréhendé la véritable nature des choses, d’autres disent qu’ils ont atteint  des stades de compréhension universelle.

 

                                                                    Guy Tarade

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